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Binocle 3D

Festival Holly Shorts : Le Grand Combat, meilleur film 3D

Un court-métrage 3D français à la conquête de l’Ouest

Le Grand Combat est un film qui dévoile les étapes d’une prise de conscience… Celle de Norbert, un homme solitaire qui, suite à un événement a priori anodin, va sombrer dans la paranoïa et la folie avant de comprendre que son quotidien ne lui convient plus et qu’il est vital pour lui de prendre un nouveau départ. L’élément déclencheur de ce changement radical est un duel… Un duel entre Norbert et un pigeon venu se réfugier sur le rebord de sa fenêtre.

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Court métrage en 3D relief, sans dialogues
durée : 20 minutes

  • comédien : Carlo Brandt dans le rôle de Norbert
  • chef opérateur : Christophe Grelié
  • stéréographe : Fabienne Delaleau assistée d’Adrien Latapie
  • son : Nicolas Joly
  • montage : Benoît Salomon
  • décors : William Abello
  • musique originale : David Reyes
  • Réalisation : J.Nicolas Rivat
  • Production : Ctonfilm

Le tournage a eu lieu en juin 2012 à Paris. Binocle 3D utilisa un rig BIII et avait monté 2 RED Epic dotées d’optiques 16 X 42 Optimo de chez Alga-Panavision. L’enregistrement s’est fait directement sur les cartes des RED

INTERVIEW de Jean-Nicolas RIVAT

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  • - Le Grand Combat est-il votre premier film en 3D ? Pourquoi avoir choisi ce procédé ?

Le Grand Combat est effectivement mon premier film en relief. La 3D m’a semblé l’outil idéal pour être au plus près de mon personnage et faire ressentir au spectateur son cadre de vie restreint (une chambre de bonne sous les toits).
Le sujet du film relatant la montée en puissance d’une crise de paranoïa, j’ai pensé qu’il serait intéressant de jouer avec les effets du relief pour exprimer la folie du personnage principal et son point de vue un peu déformé de la réalité. Comme par exemple un travelling compensé de relief sur un rebord de fenêtre infesté de pigeons pour exprimer la cause de sa folie.
L’idée de faire un film intimiste 3D dans un décor exigu et clos m’a semblé également intéressante. Enfin, l’esthétique si particulière de la 3D me paraissait en totale adéquation avec ce projet.

  • - Comment avez-vous choisi votre partenaire 3D (Binocle en l’occurrence) ?

Le Grand Combat étant mon premier film, il était très important d’être le mieux entouré possible, de choisir un partenaire qui ait une expérience solide du relief et qui soit en même temps à l’écoute de mes envies. Loin d’être un prestataire exclusivement technique, Binocle m’a aussi poussé à aller au bout de mes idées et m’a soutenu très en amont du projet et ce jusqu’aux étapes finales de la fabrication du film. Cela en a fait le partenaire idéal pour cette première expérience du relief !

  • - La réalisation en 3D vous a-t-elle apporté des contraintes et des possibilités insoupçonnées ?

Je m’attendais à un tournage beaucoup plus lent et plus lourd qu’en 2D, mais finalement cela n’a pas été si contraignant. Certes, chaque mise en place prend un peu plus de temps, mais le matériel s’étant considérablement allégé, nous avons pu enchainer les plans relativement rapidement.

Cette première expérience du relief m’a réjoui et m’a fait découvrir qu’au plan artistique tout est encore au stade de l’exploration. Ce qui est très excitant !
Une fois les règles et contraintes comprises, les possibilités sont énormes et stimulent énormément l’imagination !

  • - Comment avez-vous travaillé en amont avec Binocle ? (découpage du film en plans-relief, 3D board)

Comme on me l’a conseillé, j’ai commencé par poser mes idées de mise en scène relief sur le papier ; puis Diane Russell a storyboardé chaque plan du film en fonction du positionnement du plan écran et de l’intensité des jaillissements et des effets de profondeur. J’ai ensuite revu ces idées avec Fabienne Delaleau, la stéréographe du film, qui a validé mes choix ou m’a aidé à les réorienter. Ce travail de préparation est indispensable. Il permet de mettre ses idées au clair, de les tester, et d’anticiper les difficultés à venir pour être le plus efficace possible lors du tournage et ne pas perdre de vue ce que l’on souhaite raconter.

  • - Vous avez choisi le Hollyshorts Festival pour présenter votre film, peut être d’autres festivals d’ailleurs. Vous visez le marché américain ?

Le film a déjà été sélectionné dans plusieurs festivals en France, mais aussi en Belgique, en Chine et ira prochainement en Allemagne (BEYOND Festival), en Grèce (NIFF) et en Corée (3D KIFF). Il continue aussi son aventure américaine avec une projection au First Glance Film Festival à Philadelphie et au 3D Film Festival de Los Angeles à la fin du mois de septembre… j’en suis ravi !
Hollywood est un lieu extraordinaire où faire des films. Quel réalisateur n’aimerait pas un jour pouvoir tourner dans les mythiques studios de la Warner, d’Universal ou de Paramount ? Je souhaite dans le futur développer des projets aux Etats-Unis, tout en continuant à travailler en France où la liberté artistique reste plus importante. Avoir la liberté de jongler entre les deux serait l’idéal !

  • - Cette récompense va-t-elle vous encourager à poursuivre sur la voie de la 3Ds … des projets ?

Ce prix à Hollywood m’encourage énormément ! Ceci dit, la 3D me tient à cœur depuis quelques années déjà. Le premier film relief que j’ai vu est le film de Jean-Jacques Annaud Les Ailes du Courage, que j’ai découvert au Futuroscope de Poitiers lorsque j’avais 15-16 ans. C’est cette expérience magique du relief qui m’a donné envie d’explorer à mon tour ses possibilités.
Des films 3D plus récents, tels que Avatar de James Cameron ou Hugo Cabret de Martin Scorsese, m’ont fait réaliser les immenses possibilités de narration offertes par la 3D et que l’on peut pousser l’expérience cinématographique vraiment très loin lorsque le projet du film est en adéquation avec sa mise en scène relief.

L’esthétique particulière de la 3D m’intéresse aussi beaucoup dans le sens où j’ai le sentiment qu’elle nous permet de retrouver un peu de la magie que pouvaient provoquer les films aux technologies plus anciennes, comme le Noir et Blanc, le Technicolor ou encore des films au grain très marqué…loin de l’image de plus en plus lisse, ou « réaliste », proche du reportage parfois, des films contemporains.

Je souhaite donc poursuivre sur la voie de la 3D et, d’ailleurs, je travaille actuellement sur un projet de long-métrage relief, un thriller psychologique en huis-clos, dans lequel je souhaite pousser l’expérience de la 3D encore plus loin, pour provoquer une immersion très forte du spectateur dans l’univers du film et lui faire vivre ce que vivent les personnages.

Mon expérience sur Le Grand Combat m’a donné plein de nouvelles idées à tester, l’aventure du relief est toujours vraiment exaltante !!!


titre documents joints

PALMARES COMPLET DU HOLLY SHORTS 2013

3 septembre 2013
info document : Word
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